Un livre de souvenirs sans structure, c’est une boîte à chaussures pleine de photos non datées. Les histoires sont là, mais personne ne sait dans quel ordre les lire ni ce qu’elles forment ensemble. Avant de commencer à raconter, il vaut la peine de passer vingt minutes à décider comment le livre va tenir debout.
Les trois structures qui fonctionnent
La structure chronologique est la plus naturelle. Enfance, adolescence, vie adulte, grands événements. Elle a un avantage : le lecteur suit un fil clair et comprend comment une période a mené à la suivante. Elle a un inconvénient : les premiers chapitres (souvent les plus lointains) manquent parfois de matière, tandis que les années récentes débordent de détails.
Pour y remédier, ne découpez pas par tranches d’âge égales. Découpez par périodes de vie réelles : avant l’école, les années d’apprentissage, la vie de famille, les virages professionnels, la retraite. Les chapitres n’ont pas besoin d’être de la même longueur.
La structure thématique convient mieux quand la personne a une vie avec plusieurs fils distincts : une passion qui court sur quarante ans, des voyages, un métier exercé avec conviction. Chaque chapitre traite un thème en entier, quelle que soit la chronologie. Ce format donne souvent des livres plus vivants parce qu’il ressemble à la façon dont on parle vraiment de sa vie (“ce qui m’a toujours passionné, c’est…”).
La structure par destinataire est moins connue mais très efficace pour les livres offerts à la famille. Chaque chapitre s’adresse à une personne ou un groupe : “À mes enfants”, “À mes petits-enfants”, “À ceux qui ont connu l’atelier”. Le ton change légèrement selon le destinataire. Le lecteur a l’impression que le livre lui parle directement.
Comment choisir
Posez-vous une seule question : qu’est-ce que le lecteur doit comprendre en refermant ce livre ?
Si la réponse est “d’où je viens et comment j’ai construit ma vie” : chronologique. Si la réponse est “ce qui comptait vraiment pour moi” : thématique. Si la réponse est “ce que je veux transmettre à chacun” : par destinataire.
Vous pouvez aussi mélanger. Un cadre chronologique avec des chapitres thématiques à l’intérieur fonctionne bien. L’essentiel est que la structure soit décidée avant de commencer à raconter, pas après.
Ce que Skribi fait à partir de votre structure
Quand vous commencez une conversation avec Skribi, vous n’avez pas besoin d’arriver avec un plan détaillé. Skribi vous pose des questions qui permettent de dégager naturellement les grandes parties de votre récit. Au fil des échanges, les chapitres prennent forme sans que vous ayez à les nommer vous-même.
Si vous avez déjà une idée de structure en tête, vous pouvez l’indiquer dès le départ. Skribi adapte alors ses questions pour alimenter chaque partie dans le bon ordre.
Le résultat final est un fichier structuré, relu, mis en page, prêt à être imprimé. Rien à configurer, aucun logiciel à maîtriser.
Vous pouvez créer un compte gratuitement sur app.skribi.fr pour voir comment vos premiers souvenirs prennent forme avant de décider si vous voulez aller jusqu’au livre imprimé.